Analyse

Taj s'est associé à l'Institut Choiseul, centre de recherche indépendant dédié à l'analyse des grandes questions stratégiques internationales, afin de publier une note s'inscrivant dans le cadre des réflexions menées au sein du Pôle de Prospective Fiscale sur le financement de l'économie. Cette note n'a d'autre ambition que de déplacer le débat fiscal du passionnel vers le rationnel, du conflit vers la construction, de proposer des pistes concrètes pour réconcilier la fiscalité avec le monde tel qu'il est, de tirer parti de la globalisation plutôt que de la subir.

Contrairement à une opinion couramment répandue, les États sont régulièrement en situation de faillite. La première occurrence historique revient à la France, en 1307, qui aboutira à la dissolution de l’ordre des Templiers dont l’écho romanesque occultera la situation économique désastreuse du royaume à (...)

La TVA à l’importation est un sujet communautaire

La 6e directive TVA de 1977 dans son article 23, donnait déjà la possibilité aux Etats membres pour les biens importés en direct par des entreprises assujetties de mettre en œuvre soit la procédure douanière correspondant à un paiement immédiat avec (...)

La deuxième loi de finances rectificative pour 2012 [1], codifiée à l’article 235 ter ZCA du CGI, a introduit une contribution additionnelle à l’impôt sur les sociétés égale à 3 % du montant brut des dividendes distribués par des entités françaises ou étrangères passibles de l’impôt sur les sociétés en France. Le champ d’application matériel de cette contribution couvre l’ensemble des revenus réputés distribués au sens de la législation fiscale (article 109 à 117 du CGI), et non pas uniquement les dividendes au sens strict. Les bénéfices réalisés en France par des sociétés étrangères via un établissement stable sont donc en principe visés, dès lors qu’ils « cessent d’être à la disposition de l’exploitation française ». De surcroît, la contribution s’applique indépendamment de l’origine des profits distribués et de leur régime fiscal entre les mains de la société distributrice. Les dividendes distribués par une société mère à partir de profits provenant de dividendes perçus de sous-filiales d’un même groupe sont également visés, provoquant ainsi une imposition en cascade très défavorable pour les groupes de sociétés. Le champ d’application personnel de la contribution est également très large puisqu’il recouvre l’ensemble des sociétés ou organismes français ou étrangers relevant de plein droit ou sur option de l’impôt sur les sociétés (SA, SAS, SCA, SARL, SNC, etc.). Le texte législatif prévoit toutefois un certain nombre d’exonérations, parmi lesquelles figurent les distributions réalisées par les organismes de placements collectifs visés à l’article L 214-1, I du Code Monétaire et Financier, les distributions effectuées par les petites et moyennes entreprises (PME) au sens du Règlement (CE) n° 800/2008, puis surtout les distributions effectuées entre sociétés d’un même groupe intégré au sens de l’article 223 A du CGI. Le législateur entend ainsi limiter l’imposition en cascade qui résulterait de l’application de cette contribution aux distributions effectuées entre une société filiale et sa société mère, sans pour autant l’éliminer complètement puisque les distributions intra-groupe effectuées entres sociétés qui ne sont pas (ou ne peuvent pas être) membre d’un même groupe intégré au sens de l’article 223 A du CGI continuent de supporter cette contribution.

Formellement, le redevable légal de cette contribution (ledit « contribuable ») est la société distributrice. La qualité du bénéficiaire de la distribution est donc indifférente. Qu’il s’agisse d’un résident ou d’un non-résident, d’une personne physique ou d’une personne morale, d’une fondation ou d’un (...)

Dans un contexte économique difficile en France et en Europe, les réponses et la philosophie du droit des procédures collectives varient entre voisins européens.

Le cabinet Taj a mené une étude comparative européenne, réalisée en collaboration avec le réseau Deloitte, sur la gestion juridique des entreprises en difficulté en Europe. L’équipe de Taj s’est concentrée sur 7 pays : la France, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas et la (...)

La compétitivité de la France, sa relation avec le coût du travail et la politique fiscale sont autant de sujets sur lesquels le Pôle de prospective fiscale a pu contribuer à alimenter les débats au cours de ces années de crise . Sans en faire la seule grille d’analyse, la comparaison internationale (...)

1. INTRODUCTION

En ces temps de disette budgétaire il est un sujet qui fait l’unanimité chez les législateurs et les fonctionnaires des différents Etats Européens : l’impérieuse nécessité de lutter contre la création artificielle d’intérêts financiers dans le but de minorer l’assiette fiscale des (...)

Le Conseil d’Etat a rendu un arrêt en date du 10 juillet 2012, donnant une application restrictive de l’exonération de TVA de l’article 261 B du CGI, aboutissant à valider un rappel de taxe sur des remboursements de frais facturés par Méderic Prévoyance à sa filiale assurance. Consulter l’arrêt (...)

Dans le sillage d’autres limitations à la déduction des intérêts financiers adoptées récemment , la 4ème loi de finances rectificative pour 2011 a introduit une limitation de la déduction des charges financières afférentes à l’acquisition de titres de participation applicable à partir du 1er janvier 2012 (...)

L’internationalisation des économies de l’Union européenne n’est plus un sujet d’étude ou d’interrogation. Il s’agit d’un constat. Dans ce contexte de relations économiques des plus étroites, il est extrêmement fréquent que des entreprises françaises créent des entités en dehors du pays de leur établissement « d’origine ». Plusieurs possibilités s’offrent alors à elles. Elles peuvent s’implanter dans l’Etat « d’accueil » par l’intermédiaire d’un établissement stable ou d’une filiale.

Mais le droit fiscal est parfois à la remorque de l’économie et peine à prendre acte des métamorphoses qui se déroulent. En dépit d’une réalité économique paneuropéenne pour les entreprises établies dans l’Union européenne, le droit fiscal ne reconnaît qu’à la marge et seulement dans certains Etats membres, (...)

Le but ultime de la règlementation des prix de transfert est d’éviter les conflits de souveraineté nés des doubles impositions. Dans un contexte où le commerce intragroupe représente près de 60 % du commerce mondial (données OCDE) vouloir simplifier ces règles en se passant du principe de pleine concurrence est tentant, mais existe-t-il véritablement des mécanismes réalistes à la fois pour les entreprises et les Etats pour y arriver ?

Les arguments militant pour une simplification pourraient paraitre évidents

Le principe de pleine concurrence implique que les prix de transfert soient déterminés comme si les entités d’un groupe multinational étaient des entreprises indépendantes. Pour beaucoup, outre le fait que ce principe n’est (...)


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Liste de diffusion


La fiscalité française vue d’Italie

Interview de Gianmarco Monsellato

Le 8 janvier 2013, Gianmarco Monsellato répondait aux questions d’une journaliste de la chaîne de télévision italienne Rai 3 à propos de la fiscalité française.

Le reportage de Rai 3

La guerre fiscale entre Etats aura-t-elle lieu ?

Le 13 décembre 2011, Gianmarco Monsellato s’exprimait sur Radio Classique à propos de la bataille que se livre les États pour appréhender la plus grande part possible de recettes fiscales liées au commerce intragroupe qui représente aujourd’hui environ 60% du commerce international.

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Le sujet sur le site des Echos TV

NOUS PUBLIONS

Taj et le Cercle des Économistes se sont pour la seconde fois associés pour une publication exceptionnelle sur les grands enjeux de la fiscalité intitulée : "Fiscalité et Croissance".

Fruit de la coopération entre le monde académique et celui du conseil, ce livre présente un tour d’horizon des relations entre la fiscalité, les facteurs déterminants de la croissance et du dynamisme de l’économie et l’emploi et propose plusieurs pistes de réflexions sur les réformes fiscales susceptibles à la fois de favoriser la croissance et de restaurer les finances publiques.

Fiscalité et Croissance

La fiscalité française, inadaptée à la compétition internationale ?

Jeudi 8 octobre, Michel Aujean s’exprimait sur BFM à propos du rapport remis la veille par le Conseil des prélèvements obligatoires, rattaché à la Cour des comptes, critiquant la structure des taxes pesant sur les sociétés et l’efficacité de certains allègements ou exonérations.

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Le sujet, sur le site de BFM


Derniers commentaires

Qui sommes-nous ?
Par Rosella, le 21 mai 2013

Admirable ouvrage, je vous en félicite et je vous souhaite une bonne continuation. Rosella , chez tarot divinatoire



Equipe


International Tax Conference : European Tax Systems Coordinated for Growth ?

A la suite de la conférence fiscale internationale organisée les 15 et 16 juin 2009 par la Confederation of Swedish Enterprise à Stockholm, vous trouverez ci-dessous un lien vers les différentes présentations des intervenants.

Par ailleurs, cliquez ici pour obtenir le discours prononcé par le Commissaire Kovacs en ouverture de cette conférence ainsi qu’un compte-rendu sommaire publié dans le Tax Analysts du 24 juin 2009.

PRESENTATIONS DES INTERVENANTS

Rencontre avec des dirigeants de grandes entreprises

Mardi 28 avril, le Pôle Prospective Fiscale et Stratégie d’Entreprise a organisé un dîner-débat réunissant chefs d’entreprises et économistes autour du thème de la fiscalité et de la sortie de crise. Michel Aujean et Gianmarco Monsellato, accompagnés de quatre représentants du Cercle des économistes, Agnès Bénassi-Quéré, Christian de Boissieu, Jean-Hervé Lorenzi et Christian Saint-Etienne, ont présenté à plusieurs dirigeants de grandes entreprises la démarche du pôle et dessiné quelques pistes pour sortir gagnants de la crise.

Cette première initiative vise à étendre progressivement le débat aux acteurs de la fiscalité, en leur qualité de praticiens, d’experts ou d’acteurs importants de l’économie française.



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